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Les notes de lectures recherchées

10 livres correspondent à cette oeuvre.

Il y a actuellement 10 notes de lecture correspondant à cette oeuvre (voir ci-dessous).

Notation moyenne de ce livre : (10 livres correspondant à cette oeuvre ont été notés)

Mots-clés associés à cette oeuvre : bd, tex, western

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Franz



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Posté: Mar 13 Fév 2018 15:18
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Nueces Valley
Jim Bridger et son ami Baker sillonnent les pistes du Texas et repèrent les traces de roues d’une caravane ainsi que celles de nombreux Indiens sur le pied de guerre. Alors que Baker part avertir les colons d’une attaque imminente, Bridger s’approche du campement des Comanches. Les immigrants sont sceptiques d’autant que Baker semble bien jeune pour endosser le rôle de baroudeur des frontières. Sous la lune comanche, l’assaut est lancé. Parmi les pionniers, Ken et Mae Willer, futurs parents de Tex et de Sam Willer, défendent leur vie.
Mauro Boselli s’est empoigné de belle manière avec l’histoire familiale de Tex Willer, encadrant la venue des colons dans la Nueces Valley, au sud du Texas avec la vie légendaire de Jim Bridger, homme de la frontière, élégant, habile, déterminé et courageux. La narration joue sur la temporalité, passant de la jeunesse d’hommes d’exception à leur vieillesse avec en cortège les humiliations et l’oubli à la clé. Une indéniable mélancolie nimbe en toile de fond l’odyssée des pionniers dans une nature habitée, farouche mais porteuse d’un avenir. Pasquale Del Vecchio réalise plus de 250 planches sans faiblir, son dessin se maintenant toujours au sommet. Pour le lecteur, le Maxi Tex est un somptueux cadeau concocté par un duo d’artistes remarquables.
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[Tex Maxi. 20, Il ponte della battaglia | Gianluigi Bone...]
Auteur    Message
Franz



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Posté: Sam 06 Mai 2017 18:20
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Le pont de la bataille
Le pont de bois enjambant la placide rivière Blackbull a été le théâtre d’un affrontement bref et sanglant lors de la Guerre de Sécession à l’avantage de la troupe sudiste menée par le major Sizemore. Fait d’arme mineur dans le conflit, Sizemore en garde néanmoins une fierté exagérée car il a su être un meneur d’hommes admiré et dominer la peur en donnant la mort. Des années plus tard, notable respecté dans sa contrée native, Sizemore voit dans le futur tracé ferroviaire empruntant Blackbull Bridge la possibilité de renflouer ses affaires déclinantes mais il faudra exproprier toute la communauté noire de Bellefolk. Achats forcés, pressions, violences, meurtres, tout est mis en place pour faire main-basse sur le bien des anciens esclaves qui tentent de s’accrocher mais qui lâcheraient prise si l’arrivée inespérée des rangers Tex Willer et Kit Carson, sur les traces d’un bandit cajun, ne se lançaient dans la bataille.
Pasquale Ruju est un excellent scénariste qui conçoit de solides histoires dans lesquelles il n’hésite pas à malmener ses personnages à l’exemple du Cajun André Denard ou d’Abraham, le prêtre noir de la communauté. Les relations sont fouillées et jouent sur l’ambiguïté des sentiments ainsi de l’attitude de Sizemore avec Amanda Brown, jeune femme noire venue plaider sa cause afin de ne pas être expulsée avec sa famille de Bellefolk et prête à s’offrir au riche propriétaire en contrepartie. Quand Sizemore fait appel à Callaway, son ancien lieutenant ainsi qu’à une troupe de soldats dévoués, la partie découvre une autre face du jeu létal en marche.
Ugolino Cossu améliore son graphisme à chaque nouvel épisode et gomme les quelques raideurs qui pouvaient subsister. Son trait est précis. L’auteur fignole les détails et compose de très belles scènes en jouant sur les cadrages. Les 290 pages du Maxi Tex annuel se lisent d’une traite. Entre l’honneur et la cupidité, le pont existe et il mène à l’impasse.
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[Tex Magazine. 1, Artigli ! Maria Pilar | Gianluigi Bone...]
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Franz



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Posté: Mar 12 Juil 2016 15:27
MessageSujet du message: [Tex Magazine. 1, Artigli ! Maria Pilar | Gianluigi Bone...]
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Les griffes.
La guerre de Sécession n’a fait que suspendre les exactions contre les Indiens. Dans le Wyoming, juste après la meurtrière guerre civile, un groupe de pistoléros massacre femmes, enfants et vieillards d’un village indien. Alors qu’ils croient leur juste besogne accomplie, les sinistres assassins se font surprendre par un assaut de guerriers. Seul le chef de la bande des tueurs parvient à s’enfuir, immédiatement pris en chasse. Il chute dans un trou, atterrit dans un site sacré ancestral et oublié puis disparaît à la vue de ses poursuivants mais il est happé dans une fissure. Condamné et maudit, le tueur se métamorphose en lycanthrope hantant la forêt. Invulnérable, le monstre craint l’eau. Vingt ans plus tard, Tex Willer traverse les lieux maudits et se confronte au wendigo. Il ne doit son salut qu’à la rivière qui l’emporte, inanimé. Recueilli par un fermier des environs, Simon Wittman, Tex accepte volontiers son hospitalité d’autant que la femme et la fille de Simon se révèlent des hôtesses aimables et attentionnées. Tex endosse les tracas de la famille. Rankin, un rancher expansionniste, a décidé de barrager la rivière qui alimentait la vallée et permettait à la famille Wittman de vivre de leurs terres. Entretemps, la créature surnaturelle a décidé de s’attaquer à des cow-boys du ranch de Rankin. Ce dernier décide de mener une expédition punitive contre le monstre.
Pasquale Ruju a concocté une histoire mêlant le fantastique, le wendigo appartient à la mythologie algonquienne, au réalisme classique, les querelles et le partage des richesses naturelles entre colons. Emanuele Barison réalise une bédé atypique dans le sens où il travaille aux pinceaux, accentuant les contrastes, creusant les ombres. Le trait est expressif et distille un goût ancien, loin des calibrages d’aujourd’hui et des stéréotypes imposés par les comics américains.
Maria Pilar.
Maria Pilar Delgado décide de succéder au pied levé à son père lâchement assassiné alors qu’il convoyait une caravane de marchandises au sud du Texas. La jeune femme s’arme en conséquence mais elle pressent qu’elle s’achemine au-devant d’une embuscade meurtrière. Alors qu’elle a croisé au saloon de Mantagorda le jeune Kit Carson un bras en écharpe, ce dernier, Texas ranger, se joint à la caravane de Maria Pilar. Les bandits surviennent mais Kit est déterminé à déjouer leur plan macabre.
En une trentaine de pages, Mauro Boselli ressuscite un pan du passé de Kit Carson avec une aventure sentimentale à la clé. Alessandro Bocci est simplement époustouflant tant son trait aérien et précis, rehaussé de hachures d’une incroyable finesse rend à merveille les visages juvéniles de Kit et de Maria et produit des décors riches et travaillés. Le lecteur peut simplement regretter que le format et l’impression pourtant de bonne qualité ne rendent pas grâce à un tel graphisme.
Les éditions Bonelli n’épuisent pas le filon à décliner à l’envi la série Tex Willer. Tex magazine débute en 2016 une suite prometteuse. Annuel, Tex magazine propose sur 176 pages plusieurs dossiers en couleur, deux histoires inédites de Tex et la réimpression d’une partie d’un fascicule en 12 pages daté de 1949, scénarisé par Gianluigi Bonelli : « Duel à Cactus City » et dessiné par Aurelio Galleppini dont le trait nettement plus soigné qu’à la fin de sa vie demeure un régal.
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Franz



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Posté: Sam 23 Jan 2016 16:21
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La colère de Rick Melville
Le chasseur de primes Ned Galton amène au shérif de la localité texane de Silvershade Rick Melville accusé de meurtre. Tex Willer apprend plus tard d’un malfrat mourant désirant alléger sa conscience qu’il a occis lui-même la supposée victime de Melville. Alors que le ranger souhaite innocenter le jeune homme purgeant sa peine au pénitencier de Crayford, il apprend qu’il s’est évadé avec la ferme intention de se venger de ceux qui l’ont banni, humilié et condamné sans l’ombre d’une preuve. Sans l’ombre d’un doute, Rick Melville va œuvrer méthodiquement à l’élimination de ses ennemis et perdre en chemin son innocence à mesure que sa colère croît et s’épanche. Tex Willer et Kit Carson auront toujours un train de retard, ne faisant que constater les dégâts jusqu’à l’ultime rencontre, là où toute la sordide machination va se dévoiler.
L’histoire d’amours contrariés, de cupidité et de vengeance est parfaitement agencée par Mauro Boselli, un des scénaristes phare de la série. Le graphisme d’Ugolino Cossu a nettement progressé. Alors que le dessinateur peinait un peu dans le rendu des paysages et la gestuelle des personnages, il semble avoir gommé ses défauts, soignant idéalement les décors et les textures, réalisant de belles compositions parfaitement lisibles et structurées. L’ensemble est un régal visuel constant.
Le prix de la haine
Dans une ferme isolée de l’Arizona, Henry Collins et sa femme sont assassinées. Les flèches utilisées permettraient d’incriminer les Apaches. A Sandriver, la ville proche du tragique événement, le riche rancher Reynolds harangue les citadins et propose d’éradiquer les Apaches de la tribu de Petit Corbeau contenus dans la réserve indienne. Un partie du clan menée par Puma Noir a fait scission, bien décidée à se défendre armés contre des accusations gratuites et odieuses. Les rangers Tex Willer et Kit Carson sont sollicités afin de réconcilier les Apaches entre eux et avec les Blancs mais Reynolds est irascible, brutal et puissant. Il a beaucoup à gagner en récupérant les terres alentour et il fait appel pour ses basses œuvres à une sinistre bande de mercenaires cornaquée par Bart Foster et Chango, son second couteau, silencieux et mortel.
Le Maxi Tex intitulé en page de couverture « La justice de Tex », paru en octobre 2015 et non traduit en français propose deux histoires distinctes en 324 pages scénarisées par Tito Faraci et dessinées respectivement par Ugolino Cossu et José Ortiz. « Le prix de la haine » est une implacable histoire bâtie sur le schéma classique de la cupidité. Les riches Blancs en veulent toujours plus. Les pauvres triment et trinquent. S’ils se rebellent, une sinistre machination les éliminera. Les rangers, en sombres héros, ne peuvent sauver tout le monde. Il y aura de multiples pertes sur le sentier de la guerre. José Ortiz compose une œuvre dessinée ultime, crépusculaire et grimaçante.
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Franz



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Posté: Ven 24 Juil 2015 15:46
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L’avant-poste de l’infamie
Au nord de l’Arizona, un escadron de tuniques bleues escorte à travers le désert le fourgon blindé contenant la solde du régiment. Les quatre convoyeurs sont froidement abattus par les soldats menés par le capitaine Spencer. La troupe fait main-basse sur les milliers de dollars et se réfugie dans un fortin abandonné en plein territoire indien. Les déserteurs assassins veulent laisser passer du temps afin que les poursuites s’épuisent et qu’ils puissent gagner la frontière canadienne sans crainte. Il leur faut pourtant se ravitailler, voler bétail et nourriture aux Indiens ou aux colons de passage. Aucune infamie n’arrête la soldatesque meurtrière armée des terribles mitrailleuses Gatling. Le colonel Brown a personnellement chargé Tex Willer et Tiger Jack de retrouver les assassins logés probablement dans une contrée où l’intervention des troupes gouvernementales déclencherait hostilité, guérilla et représailles avec les Utes. Si Washak est un chef ute courageux et sage, capable d’écouter la parole de Tex Willer, il n’en est pas de même avec le guerrier Saguah voulant venger la mort de son frère. Pour lui, tous les Blancs sont des menteurs et des profiteurs. Saguah va s’allier avec une tribu belliqueuse menée par Zampa d’Orso.
Le récit de Pasquale Ruju oscille entre châtiment et rachat impossible, culpabilité et avidité, folie et calcul, chaque personnage jouant sa partition et composant au final une marche funèbre. Pour une poignée de dollars, l’infamie n’a plus de frontière. Spencer, avec son faciès méphistophélique, sa barbichette pointue et son regard enfoncé est une brute taraudée par le remords des génocides commis. Ses adjoints assez peu différenciés physiquement par le trait vif de Roberto Diso restent des os durs, coriaces et dangereux. Comme à son habitude, le dessinateur esquisse et s’attarde peu sur les détails. De l’ensemble émane un sentiment de négligé, d’approximatif. Le graphisme n’est pas désagréable ni bancal mais il n’apporte pas le plaisir esthétique d’autres œuvres davantage charnues et goûteuses. 18e aventure paraissant dans les Maxi Tex, avec ses 338 pages par numéro, le lecteur accumule déjà plus de 6 000 planches pour cette collection.
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[Tex. Maxi, Alaska ! | Gianluigi Bonelli ; Aurelio Galle...]
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Franz



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Posté: Ven 20 Fév 2015 21:38
MessageSujet du message: [Tex. Maxi, Alaska ! | Gianluigi Bonelli ; Aurelio Galle...]
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Dans l’archipel Alexandre, au sud-est de l’Alaska, l’île Baranof est le théâtre de conflits entre le capitaine Roscoe, son équipage et les Indiens Tlingit menés par leur chef Kowee. Le Français Gros-Jean et sa filleule eskimo Dawn sont mêlés malgré eux à la guérilla dont l’origine serait la disparition de jeunes Indiennes. Tex Willer et Kit Carson, amis de longue date à Gros-Jean viennent prêter main-forte. Derrière les esprits de la forêt, soupçonnés d’être les ravisseurs se dissimule un dieu cannibale d’une taille gigantesque, bel et bien incarné et bien mal intentionné.
L’histoire de Mauro Boselli emmène les héros texans en Alaska, région septentrionale exotique. L’« Amérique russe » colonisée par des trappeurs russes au XVIIIe siècle a été achetée par les Américains en 1867 pour une poignée de millions de dollars (mais qu’est-ce qu’une montagne de billets verts contre un territoire blanc de plus d’un million de kilomètres carrés ?). Vodka et grippe ont décimé les Amérindiens aléoutes et inuits durant les 120 années de domination russe. Pourtant, les Tlingits ont été plutôt amicaux avec les explorateurs et ils ont apprécié les échanges commerciaux. Le scénariste imagine une intrigue plausible dans les forêts épaisses et humides de l’Alaska parsemées de totems et habitées d’esprits. Lito [Angel Alberto] Fernández, dessinateur argentin né à Buenos Aires en 1941, réussit à restituer les atmosphères froides et sombres des contrées alaskaises avec de beaux contrastes. Il soigne les paysages grandioses mais il n’arrive pas toujours à fixer les expressions des visages. L’ensemble reste toutefois d’assez bonne tenue. Tex Willer et Kit Carson joueraient presque les utilités tant les personnages secondaires ont du relief.
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[Tex. Maxi n° 16, La loi de Starker | Gianluigi Bonelli ...]
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Franz



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Posté: Dim 16 Fév 2014 16:19
MessageSujet du message: [Tex. Maxi n° 16, La loi de Starker | Gianluigi Bonelli ...]
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Dans le désert du Colorado, Tex Willer découvre une diligence dont l’attelage s’est emballé. Quitte à se rompre les os, le ranger enraye la course effrénée et découvre le cocher et les passagers morts, tous exécutés froidement d’une balle alors que les bagages n’ont même pas été fouillés. Tex cherche à reconstituer la tuerie et à percer le mobile des assassinats. Encore plongé dans ses réflexions, Tex voit arriver à bride abattue le shérif de Black Falls, Gregory Starker et ses deux adjoints, Fred et Ronny. L’entrevue entre les hommes est tendue, faite de suspicion et de quant-à-soi. Le ranger dévoile au shérif le but de sa mission, retrouver un dangereux malfrat, Nick Lewis. Starker s’irrite de la présence du policier texan. En ville, il lance ses deux acolytes après Tex afin qu’ils lui donnent une leçon mais ils en sont pour leurs frais. Starker apparaît juste à temps pour éviter la mort de ses adjoints. Démagogue, retors et violent, Starker règne par la peur. La potence installée en permanence dans la rue de Black Falls en témoigne. Pourtant, les habitants le soutiennent ardemment car le shérif les a débarrassés des bandits. La paix a un coût. Starker sait s’appuyer sur une bonne bande de fripouilles que Lewis a rejointe afin de perpétrer des rapines en tout genre et en toute discrétion. Le magot amassé est dissimulé pour plus tard mais le shérif veut faire cavalier seul. Il ne va pas hésiter à massacrer toute la bande, à les rendre responsables de la tuerie de la diligence puis à s’octroyer auprès de la population tout le mérite de son coup de maître, en toute modestie. Seul Lewis arrive à s’enfuir, bien décidé à se venger. Tex ne comprend plus guère à qui il a à faire, Starker jouant un double-jeu efficace.
La nouvelle aventure de Tex Willer éditée par Clair de lune ne déçoit pas. L’habilité du shérif Starker à brouiller les pistes, à être toujours présent sur les lieux des crimes avec un léger temps de retard qui l’innocente et lui permet de porter les soupçons sur le ranger, la politique de la terre brûlée qu’il mène sans état d’âme, son féroce appétit de pouvoir, son irritabilité mais aussi les frayeurs qui le minent, sa double identité, tout cela en fait un personnage captivant. Il faudra toute la détermination et le sang-froid de Tex Willer, sa force, son adresse et ses infaillibles capacités de déduction pour mener au mieux son enquête. De beaux personnages sont croisés en chemin à l’exemple du fermier et de sa femme Eric et Eleonor Porter ou encore du jeune Noir Sammy. Le dessin de Repetto tout en fines hachures sait restituer avec élégance toutes les scènes, qu’elles soient d’intérieur ou dans les paysages semi-désertiques du Colorado. Le seul hic concerne le visage de Tex, souvent déformé par le trait pourtant précis du dessinateur argentin comme s’il était intimidé par son personnage de papier. Bien léger bémol au regard d’une aventure sans temps mort qui palpite et respire. Quelques superbes scènes naturalistes sertissent l’ensemble et lui confèrent un indéniable bonus.
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[Tex. Maxi n° 15, L’or du massacre | Gianluigi Bonelli ;...]
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Franz



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Posté: Mar 05 Mar 2013 11:41
MessageSujet du message: [Tex. Maxi n° 15, L’or du massacre | Gianluigi Bonelli ;...]
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Tex Willer dirige le transfert de cinq détenus de la prison de Sierra Vista en Arizona à celle de Phoenix afin qu’ils soient jugés et condamnés. Les malfrats ne se connaissent pas : un Apache, Puma Noir, accusé de tentative d’homicide sur l’agent fédéral de la réserve ; Paul Larue, un tricheur professionnel criblant des adversaires désarmés mécontents de perdre aux cartes ; Albert Dekker, pilleur de banque capturé lors d’une attaque avortée ; Dick Kramer, faussaire assassin et Juan Alameda, banquier véreux. Durant le trajet, l’escorte est anéantie par des tireurs embusqués et Tex est laissé pour mort, lui et son cheval chutant dans le vide. Il s’accroche à un arbre poussant dans une fissure. Suspendu à bout de bras au-dessus d’un cours d’eau encaissé, il pense : « Je ne peux pas rester ici à attendre que me poussent les ailes… Il faut que je saute en espérant que l’eau soit assez profonde ! ». Chose faite, Tex reprend le fil de son aventure et décide, coûte que coûte, de connaître l’identité des tueurs pour les châtier. Il va remonter toutes les pistes et la plus élémentaire, la première, consiste à rendre visite à la réserve indienne d’où provient Puma Noir. Rien n’est simple et chaque détenu libéré puis retrouvé enlise un peu plus l’enquête du ranger.
La dernière histoire d’Antonio Segura est à la fois classique et retorse puisque le coupable se défile toujours, les morts s’amoncelant tragiquement à mesure. Si Tex Willer apparaît bien comme un justicier solitaire, ses intuitions, son intelligence, sa force et son adresse ne suffisent pas à déjouer la ruse d’un bandit masqué. Les éléments naturels ajoutent encore à la difficulté de la traque. Les pluies diluviennes vont jusqu’à effondrer la montagne. Tex va y laisser plusieurs montures. Le dessin de José Ortiz est toujours un enchantement visuel même si le trait est parfois hâtif, voire bâclé, les bobines proches de la caricature. Il est probable que le dessinateur espagnol ait réalisé l’aventure du ranger mythique à plus de soixante-dix ans. A son niveau, de telles imperfections ne nuisent jamais à la qualité de l’ensemble. A l’arrivée, on a en main une superbe aventure du ranger texan délesté de ses partners qui se dévore sans faim de bout en bout.
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[Tex Maxi. T. 1, Oklahoma ! | Gianluigi Bonelli ; Aureli...]
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Franz



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Posté: Mar 31 Aoû 2010 10:25
MessageSujet du message: [Tex Maxi. T. 1, Oklahoma ! | Gianluigi Bonelli ; Aureli...]
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Couverture en couleur quelconque de Galep, dessin figé de Letteri, pauvre en décor, le Maxi Tex n° 1, Oklahoma !, n’a rien d’attrayant au premier abord mais il faut se méfier de l’eau qui roupille sec. Le scénario de Berardi est une totale réussite et le dessin colle immédiatement et totalement à l’histoire. On peut même dire qu’on est pris au piège dès les premières cases et, de planches en planches, le lecteur finit par se barricader et s’isoler complètement de l’extérieur jusqu’au « Fine », au bout d’une chevauchée de 340 pages. Comme une multitude de fermiers sans terre, les Paxton traversent le Kansas en direction de l’Oklahoma car le gouvernement a promis un lopin au premier colon venu. La ruée vers l’or brun est difficile à organiser pour la faible garnison de soldats car les prétendants sont mutiples et âprement déterminés à s’approprier les terres indiennes. En cours de route, le père Paxton se fait assassiner par des bandits à la solde d’un homme d’affaires véreux, le fielleux Cummings. Tex et Kit, rangers de leur état, viennent opportunément en aide à la mère et aux deux enfants Paxton. Ils veulent découvrir pourquoi des fermiers se font occire. La vérité sera triviale et amère mais des personnages pétris d’humanité font leur apparition tel cet ancien journaliste souhaitant embrasser la vie au grand air des pionniers ou ce métis d’Indien amoureux de la fille Paxton, au grand dam du frère Paxton, prompt à dégainer le colt, le poing ou l’insulte et à dépenser son maigre pécule aux cartes. La ruée des chariots est un moment de bravoure. Le récit se dévore avec un appétit vorace. Les méchants finiront par rôtir en enfer tant Tex et Kit font bonne garde. En fin de compte, le dessin un peu bancal de Guglielmo Letteri possède le parfum ancien des bandes dessinées petit format, les Blek, Rodéo, Kit Carson, Nevada, Yuma, etc. de nos enfances pas complètement révolues. Un seul mot d’ordre, comme une règle étalon pour la vie, celui puisé au cœur du Tex : « Muy bien ! Vamos ! ».
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[Tex Maxi Tome 1 Oklahoma ! | Bonelli Gianluigi , Gallep...]
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onaris




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Posté: Mer 14 Juil 2010 8:03
MessageSujet du message: [Tex Maxi Tome 1 Oklahoma ! | Bonelli Gianluigi , Gallep...]
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Quel plaisir de retourver les héros de mon enfance !
La qualité du graphisme est égale à celle de mes souvenirs (pour ce tome là en tout cas). Et toujours cette même complicité, cet humour entre les deux rangers : Tex Willer et Kit Carson.
L'histoire m'a fait repenser à un film que j'ai revu récemment : Horizons Lointains avec Nicole Kidman et Tom Cruise.
Si vous aimez les BD et les westerns ne passez pas à côté.
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