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Les notes de lectures recherchées

4 livres correspondent à cette oeuvre.

Il y a actuellement 3 notes de lecture correspondant à cette oeuvre (voir ci-dessous).

Notation moyenne de ce livre : (3 livres correspondant à cette oeuvre ont été notés)

Mots-clés associés à cette oeuvre : australie, bush, polar, policier, xxeme siecle

[La mort d'un lac | Upfield Arthur]
Auteur    Message
onaris




Inscrit le: 28 Fév 2009
Messages: 1251
Localisation: Occitanie

Posté: Ven 12 Avr 2013 6:23
MessageSujet du message: [La mort d'un lac | Upfield Arthur]
Commentaires : 0 >>

En Australie, au début des années 20, l'inspecteur Bonaparte, un métis, se fait embaucher comme dresseur de chevaux dans une exploitation proche du lac Otway qui est en cours d'assèchement en cette période prolongée de sècheresse. Au fond du lac se trouve le cadavre d'un noyé qui avait gagné une cagnote à la loterie et dont le gain a disparu.
Sept personnes étaient présentes au moment de son décès et aucune ne s'est éloignée des rives du lac, attendant de retrouver le corps et la clé qu'il porte autour du cou.
Plus que l'enquête, ce sont le personnage sympathique de Bony et surtout le bush australien (température approchant les 50°, la prolifération incroyable des lapins, la prudence des kangourous) qui font l'intérêt de ce livre.
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[La mort d'un lac | Arthur Upfield]
Auteur    Message
mazel



Sexe: Sexe: Féminin
Inscrit le: 08 Déc 2008
Messages: 366
Localisation: france

Posté: Ven 11 Fév 2011 17:55
MessageSujet du message: [La mort d'un lac | Arthur Upfield]
Commentaires : 0 >>

7 personnes attendent la mort du lac où un jeune homme s'est noyé... ou a été noyé... 7 suspects dont 2 femmes, la mère et la fille... la chaleur, le manque d'eau, la suspicion, l'isolement dans cette propriété du bush australien, font qu'à la moindre étincelle, tout et tous risquent d'exploser, d'autant plus que le mort avait gagné une forte somme au jeu... introuvable après son décès... Tous ceux qui étaient présent au moment du drame n'ont pas quitté l'exploitation depuis.
Et tous attendent que le lac Otway s'assèche et fasse réapparaître le corps... des clans se forment, des haines s'épanouissent... et cela sous le regard de l'inspecteur Bonaparte, moitié blanc, moitié aborigène, arrivé pour élucider l'affaire sous le masque d'un éleveur de chevaux.
Un polar en huis clos, mené de main de maître !
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[La mort d'un lac | Arthur Upfield]
Auteur    Message
Franz



Sexe: Sexe: Masculin
Inscrit le: 01 Déc 2006
Messages: 1814
Localisation: Nîmes

Posté: Mar 27 Mar 2007 14:00
MessageSujet du message: [La mort d'un lac | Arthur Upfield]
Commentaires : 0 >>

Edité en 1954 en anglais puis en 1991 en français dans la collection Grands détectives chez 10/18, La Mort d'un lac n'a pas pris une ride (depuis son évaporation). "Le lac Otway était en train de mourir." Ainsi débute l'enquête policière de l'inspecteur du bush australien, Napoléon Bonaparte, métis aborigène aux yeux bleus. Richard Martyr, régisseur de l'exploitation, résume ainsi la situation : " Les conditions de vie ici étaient très rudes avant le recrutement de Madame Fowler et de sa fille mais la vie coulait tranquillement pour nous tous. Les femmes ont changé tout ça. Elles ont apporté l'ordre, la propreté et des conditions de vie plus décentes mais elles ont également apporté la haine et la souffrance" (p. 268). Arthur Upfield n'est pas seulement le pionnier du polar ethnologique comme le reconnaît Tony Hillerman ; toute son histoire tient debout. Les personnages sont crédibles. Les répliques fusent parfois, percutantes, étonnantes aussi par leur impact actuel : "Imagine un peu qu'on tue tous les lapins qui peuvent fournir de la viande bon marché à des travailleurs qui doivent allonger quatre shillings pour une livre de malheureuses côtelettes de mouton. et tout ça pour que des fermiers achètent encore plus de voitures pour eux..." (p. 174). La nature australienne est omniprésente et joue un rôle prépondérant dans le déroulement de l'histoire (les cormorans, les millions de lapins, la canicule ou l'évaporation du lac). L'intrigue s'associe étroitement à la mise à sec du lac qui doit faire apparaître le cadavre de Gillian Ray, employé de l'exploitation de Porchester, mort noyé et laissant un important magot qui attise les convoitises des autres employés. Parfois, le fantastique affleure. Bony, poussé dans ses retranchements, oublie alors la logique des hommes et retrouve le souffle de ses ancêtres : "Ses ancêtres maternels l'entourèrent avec force murmures et cajoleries... Ils lui racontèrent leur bataille avec le soleil homicide, lui apportèrent leur savoir et leur sagesse. Ils l'implorèrent de boire... mais la gourde était vide" (p. 238). Par sa connaissance intuitive de la nature et des hommes, l'inspecteur Bony sait révéler les choses sans les précipiter : "Tout ce que j'ai à faire... c'est attendre les événements parce que le souffle dramatique va forcer les acteurs à donner leurs répliques" (p. 193). Tout arrive à son terme à la fin du livre. Le mort est découvert. Les mobiles sont connus mais la morale n'est pas sauve. Rien n'est vraiment blanc, rien n'est vraiment noir. La nature australienne est la plus pugnace. Bony le sait bien. Il conclut : "Prévenez-moi quand le lac Otway renaîtra" (p. 282).
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