15 livres correspondent à cette oeuvre.
Il y a actuellement 7 notes de lecture correspondant à cette oeuvre (voir ci-dessous).
Mots-clés associés à cette oeuvre : anticipation, apprentissage, cite, futur, monde impossible, mouvement, post-apocalyptique, relativite, repere, science-fiction, temps, utopie, voyage
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[Le Monde inverti | Priest Christopher] |
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Auteur |
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Message |
onaris
Inscrit le: 28 Fév 2009 Messages: 1489 Localisation: Occitanie
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Posté: Ven 24 Aoû 2018 7:31
Sujet du message: [Le Monde inverti | Priest Christopher]
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Une cité, baptisée Terre, doit se déplacer sur des rails, montés et démontés à chaque étape, pour ester proche de l'Optimum, un point qui se déplace constamment du Sud au Nord. En plus du Conseil des Sages, elle est dirigée par des Guildes qui conservent jalousement leurs secrets.
Pour l'essentiel des habitants de la cité l'accès au monde extérieur est interdit.
Le jeune Helward Mann peut heureusement commencer sa période d'apprentissage avant d'entrer dans la même guilde que son père.
Il découvrira pourquoi le déplacement de la cité est vital, les conséquences dramatiquement opposées quand on s'éloigne trop au sud de l'Optimum ou trop au nord.
Un livre de science-fiction classique où le personnage principal qui aura du mal à admettre la réalité de ce monde étrange ainsi que la révélation finale.
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[Le monde inverti | Christopher Priest] |
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[Le Monde inverti | Christopher Priest, Bruno Martin] |
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[Le Monde inverti | Christopher Priest, Bruno Martin] |
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Message |
Drallibor
Sexe:  Inscrit le: 14 Déc 2007 Messages: 520
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Posté: Sam 26 Avr 2008 11:05
Sujet du message: [Le Monde inverti | Christopher Priest, Bruno Martin]
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J'entre dans l'écriture de Christopher Priest par son oeuvre la plus connue, mais selon mon libraire peut-être pas la plus représentative.
On a affaire à un roman de science-fiction la plus classique. Comme le dit la quatrième de couverture, on est amené par Christopher Priest dans une ambiance "sense of wonder" de manière traditionnelle. Les concepts et le vocabulaire employés ne sont pas du tout abscons. C'est la construction du texte, le scénario qui nous plonge dans un univers qui pourrait être qualifié d'"émerveillement" dans la langue de Shakespeare (j'ai du mal à traduire le mot anglais "experience" dans ce contexte).
La où je trouve que ce roman est fort, c'est qu'il réussit à nous faire accepter des concepts paradoxaux dans un premier temps. Ensuite on ne suit plus les personnages principaux, on reste dans le même monde mais perçu de manière inverse (d'où le titre). Je ne peux pas en dire plus au risque de compromettre la lecture, mais je signale juste que certains thèmes actuels (comme l'épuisement des ressources fossiles, une civilisation occidentale fragile...) apparaissent progressivement et sont finalement la clé du récit. Le roman est sorti en 1974.
En résumé, il s'agit d'un roman pour les adeptes d'Isaac Asimov, Robert Silverberg et dans une certaine mesure de Philip K. Dick. Je ne lui mets pas la note maximale, car je trouve l'écriture parfois un peu "sèche" : il lui manquerait un zeste d'émotion, qui nous ferait passer dans un roman à portée universelle.
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[Le Monde inverti | Christopher Priest, Bruno Martin] |
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[Le Monde inverti | Christopher Priest] |
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Auteur |
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Message |
Franz
Sexe:  Inscrit le: 01 Déc 2006 Messages: 1996 Localisation: Nîmes
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Posté: Jeu 30 Aoû 2007 11:50
Sujet du message: [Le Monde inverti | Christopher Priest]
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Paru en 1974 en Angleterre et boudé par le public, le roman de science-fiction The Inverted World a conquis un lectorat francophone. Le Monde inverti est symétriquement inversé par rapport au nôtre. La civilisation terrestre a vécu l’Effondrement dû à la pénurie des énergies fossiles. L’anarchie et le chaos, la misère et l’ignorance ont supplanté une société hautement technologique. Sur quelle planète se trouve la cité Terre, ville tractée, à la recherche de son optimum, un point géodésique lui-même en mouvement ? Les habitants de la ville nomade attendent depuis deux cents ans des secours de la Terre. En dépit d’un environnement hostile, ils ont maintenu contre vents et marées une société organisée et performante. Les Navigateurs constituent le Conseil qui est chargé de faire bouger la ville avec l’aide des Guildes des Voies, de la Traction, du Futur, des Bâtisseurs de Ponts. Les autres habitants de la cité restent dans l’ignorance ce qui finit par exacerber des tensions au sein de la micro société en sursis. De plus, les Tooks, indigènes grégaires et belliqueux, attaquent avec de plus en plus de véhémence. Helward Mann, topographe de la guilde du Futur, raconte selon sa propre perception de la réalité l’histoire depuis sa majorité lorsqu’il a « atteint l’âge de mille kilomètres » jusqu’au dénouement. En effet, la connaissance de l’extérieur pour les topographes se fait par empirisme. Lorsque Helward accompagne des femmes à leur village au sud de la ville (après qu’elles se soient portées volontaires pour procréer car les habitants de la cité n’engendrent quasiment que des enfants mâles), l’espace et le temps commencent à se distordre. Le mouvement du sol s’accélère à mesure de l’éloignement de l’optimum. Helward pense être parti quelques jours, il s’est absenté durant des mois. Sa femme Victoria s’est remariée et leur fils a été tué lors d’une attaque de Tooks. Au nord de la cité, les choses s’inversent car le sol se déplace matériellement plus lentement. Comme dans les romans de Philip K. Dick, toute l’histoire va se retourner lorsqu’une terrienne, Elisabeth, apparaîtra avec sa propre perception des choses. Tout est affaire de point de vue. La réalité est fuyante et insaisissable.
Bien que le roman se mette lentement en place, le temps de se familiariser avec les donnes spatio-temporelles, le système des guildes, les personnages, on se laisse volontiers piéger car l’écriture est limpide, les phrases sont courtes et les dialogues vivants. Aucune théorie ne vient inutilement plomber le récit. On a envie que la société survive à travers la protection et la conservation de son habitat. Le livre culmine dans la quatrième partie lorsque Elisabeth apporte sa vision des choses. A cet instant, le lecteur doute et se demande si tous les habitants de la cité ne sont pas simplement déments. Sous une simplicité apparente, toute la complexité de la perception de la réalité jaillit sans qu’une réponse définitive ne soit pour autant apportée.
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[LE MONDE INVERTI | Christopher Priest] |
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