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Les notes de lectures recherchées

5 livres correspondent à cette oeuvre.

Il y a actuellement 3 notes de lecture correspondant à cette oeuvre (voir ci-dessous).

Notation moyenne de ce livre : (5 livres correspondant à cette oeuvre ont été notés)

Mots-clés associés à cette oeuvre : 2014, dargaud, france

[Les vieux fourneaux. 3, Celui qui part | Wilfrid Lupano...]
Auteur    Message
Franz



Sexe: Sexe: Masculin
Inscrit le: 01 Déc 2006
Messages: 1883
Localisation: Nîmes

Posté: Mer 25 Jan 2023 14:41
MessageSujet du message: [Les vieux fourneaux. 3, Celui qui part | Wilfrid Lupano...]
Commentaires : 0 >>

Les œufs du cirque.
En couverture du 3e tome des « Vieux fourneaux », Mimile, comme gonflé à l’hélium, semble prendre la tangente vers un au-delà éberluant sous le regard inquiet de ses deux amis de plus de soixante ans, Pierrot et Antoine. A leur âge, la camarde se rapproche et les grands départs sentent le sapin. Le titre même entretient le doute : « Celui qui part ». Toujours est-il que Mimile fait une attaque et part aux urgences pendant qu’Antoine va secourir les brebis de Berthe des Ravines, considérée comme la folle du village, menacées de noyade par les pluies diluviennes et la crue de la rivière. Si Berthe ne peut pas saquer les gens du bled et plus particulièrement le trio de zigotos maintenant septuagénaire, c’est qu’elle a peut-être des raisons valables même si elles remontent à la dernière guerre.
Wilfrid Lupano reprend ses vieux croûtons pour mijoter une bonne soupe de derrière les fagots. Le 1er tome s’intéressait au passé d’Antoine, le second à celui de Pierrot, le 3e se focalisant sur la geste de Mimile, celui qui part. Davantage chronique villageoise que critique sociétale, « Les vieux fourneaux » perdent un peu de leur allant et de leur superbe avec un départ surprenant et tonitruant mais n’en conservent pas moins leurs qualités premières, des réparties bien senties, des personnages bien campés, des ambiances bien rendues. Avec leurs failles révélées, les trois compères en poilade et en foirade prennent du grade et demeurent attachants. Sophie, mère célibataire, petite-fille d’Antoine, occupe une vraie place dans l’histoire et permet à des nœuds gordiens générationnels de se desserrer. L’humour et le ton léger font passer la pilule amère des avanies de la vie. Si Paul Cauuet réalise des couvertures plutôt très moches, sa prestation graphique dans les soixante pages suivantes est remarquable de vivacité et d’expressivité.
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[Les vieux fourneaux. 1, Ceux qui restent | Wilfrid Lupa...]
Auteur    Message
Franz



Sexe: Sexe: Masculin
Inscrit le: 01 Déc 2006
Messages: 1883
Localisation: Nîmes

Posté: Lun 23 Jan 2023 21:47
MessageSujet du message: [Les vieux fourneaux. 1, Ceux qui restent | Wilfrid Lupa...]
Commentaires : 0 >>

Les papys font de la résistance.
Ceux qui restent saluent la vie et font la nique à la mort. Un trio de septuagénaires, Antoine le syndiqué, Pierrot l’anar, Mimile le tatoué se connaissent depuis toujours et se retrouvent pour assister à la crémation de Lucette, l’amour d’Antoine, inconsolable jusqu’à la lecture du testament de sa femme. Vénère, il prend sa bagnole et son fusil et part séance tenante en Toscane régler ses comptes avec le baron perché des usines pharmaceutiques, le vieux gâteux Garon Servier. Ses deux amis médusés se lancent à sa poursuite avec Sophie, la petite-fille d’Antoine, enceinte de sept mois, certains que le jeune veuf va commettre l’irréparable.
S’arrêter au parti-pris idéologique du scénariste serait une erreur tant l’histoire est bien troussée. Wilfrid Lupano est habile à jouer avec les codes, amenant l’émotion là où on ne l’attend pas vraiment par exemple quand le vieux riche honni déraille et révèle son passé à qui veut bien encore l’écouter. Garon Servier, déchu par la vieillesse, abandonné dans son luxe, montre alors un tout autre visage. Les dialogues sont bien troussés et prêtent souvent à sourire. Les vieux appartiennent à une époque révolue, avec ses valeurs, ses combats et ses espors dont les effluves nostalgiques sont bien rendus. Les dessins de Paul Cauuet croquent sans vergogne les silhouettes décatis et les visages flétris avec une véracité qui crédibilise les personnages, leur conférant une indéniable aura de sympathie. Avec ces papys imprévisibles, il sera difficile pour le lecteur de savoir sur quel pied danser.
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[Les vieux fourneaux. 2, Bonny and Pierrot | Wilfrid Lup...]
Auteur    Message
Franz



Sexe: Sexe: Masculin
Inscrit le: 01 Déc 2006
Messages: 1883
Localisation: Nîmes

Posté: Mer 29 Avr 2015 10:12
MessageSujet du message: [Les vieux fourneaux. 2, Bonny and Pierrot | Wilfrid Lup...]
Commentaires : 2 >>

Un gros paquet de biffetons envoyé par la Poste avec un mot d’accompagnement lapidaire signé Ann Bonny réveille chez Pierre Mayou, dit Pierrot, la nostalgie déchirante d’un amour défunt. Pierrot est persuadé que son grand amour de jeunesse, Anita, qu’il croyait morte après son expulsion de France en Algérie en 1962 et la répression qui s’ensuivit au bled, vient de se manifester à travers son colis piégé. Commence pour Pierrot l’ancien une course effrénée en sur-place, entre rage et état suicidaire, à la recherche d’Anita. Les surprises vont aller bon train et la vérité ne sera pas forcément assimilable, tout au dégoût du jour.
A première lecture, le deuxième volume des « Vieux fourneaux » peut irriter par ses outrances, ses partis pris politiques et sa morale tiers-mondiste. S’en prendre à des ganaches politiques droitières décomplexées peut être réjouissant mais ici la charge tombe à côté, rendant Copé ou Morano presque sympathiques, un comble ! Le spectacle de marionnettes, à la fin de l’album, narrant la transformation d’une île paradisiaque en dépotoir stérile, aussi juste soit-il, semble naïf au regard de la complexité des choses et du monde comme il va, mal. Au deuxième coup d’œil, « Bonny and Pierrot » libère sa véritable charge émotionnelle à partir de menus détails du quotidien où la camaraderie inébranlable ressuscite des vies taraudées par la médiocrité ambiante. Finalement, la bédé s’avère poignante en filigrane, drôle dans la trame, avec un subtil retour en bouche comme un bon vieux pain dans la tronche.
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