Dès les premières pages, l’ambiance est là. Je me suis vraiment crue dans une petite ville du fin fond des Etats-Unis ; en revanche, j’aurais bien vu la scène dans les années 50. Je trouve que tout s’y prête !
On dirait presque une pièce de théâtre, « l’arrière-saison » est un petit huis clos avec quatre personnages réunis le temps d’une soirée dans un café. Je suis sûre que ça ferait une super pièce !
L’histoire en elle-même n’a rien de particulier : une femme a dû s’endurcir après une séparation douloureuse, un homme revient faire amende honorable tout en voulant garder le beau rôle, mais les retrouvailles ne sont pas simples…
Non, ce qui est intéressant dans ce livre, c’est le style et l’atmosphère un peu moite qu’il parvient à créer. C’est bien fait de la part de l’auteur, surtout quand on sait qu’il a inventé son roman simplement à partir d’un tableau. Je trouve qu’il l’a bien interprété, image et texte se répondent bien à mon goût.
Ce n’est pas un coup de cœur que j’ai pour ce livre, mais l’agréable découverte d’un auteur que je poursuivrais volontiers avec « les jours fragiles », par exemple.
présentation de l'histoire :
Louise se rend, comme chaque soir, au café Chez Willies, attendre Norman qui doit la rejoindre « quand il aura fini ce qu’il a à faire ». Il est en retard. Dans le café, il n’y a personne, sinon Ben, le barman, et elle. Ils échangent des banalités; c’est alors qu’apparaît un revenant : Stephen.
Stephen et Louise ont autrefois formé un des couples les plus en vue de Boston. Ils ont vécu ensemble cinq ans d’amour simple et heureux, jusqu’au jour où Stephen s’est laissé séduire par Rachel, une brillante jeune femme diplômée de Harvard, d’une famille fortunée, tout à son image. Il avait fait son choix et Louise lui avait fait jurer de ne jamais chercher à la revoir.
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