[Tex. 550, Un treno per Redville | Gianluigi Bonelli ; Aurelio Galleppini]
Un train pour Redville
Dans la zone aride des Arrow Mountains, à l’ouest du Texas, trois trafiquants retrouvent Puma Boiteux et sa bande de guerriers Comanches pour une livraison d’armes et d’alcool. Seul Bill, le leader du groupe est retrouvé vivant par les rangers, le corps enterré et la tête exposé au four solaire, les deux autres ayant été trucidé par les Indiens en guise de paiement. La centaine de Comanches menée par un chef haineux envers les Blancs est maintenant bien armée pour aller semer la mort dans la vallée du Rio Tinto parsemée de fermes isolées. Pour les rangers et un détachement de tuniques bleues, il va s’agir d’organiser le sauvetage et la défense des colons mais le mal est en marche et les coups vont tomber.
Claudio Nizzi est un des piliers de la série et sa patte est reconnaissable à travers une narration vive et efficace. Les méchants sont immédiatement identifiés. Les scènes d’action ponctuent régulièrement le récit. Jose Ortiz est un grand dessinateur espagnol au graphisme vigoureux, bâti sur de profonds aplats noirs, s’échafaudant sur un réseau de solides hachures. Son trait efficace ne s’embarrasse plus de fioritures. Il est expressif jusqu’à la caricature. Le paysage finit par se composer de lignes fuyantes et de grandes masses puis se fondre dans l’abstraction. Quand Ortiz travaille les trognes grimaçantes, leur donnant chair et densité, il redevient l’artiste exceptionnel qu’il a été tout au long de sa brillante carrière. L’histoire s’achève dans le n° 551 : « Strada sbarrata ».
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