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Les notes de lectures recherchées

18 livres correspondent à cette oeuvre.

Il y a actuellement 18 notes de lecture correspondant à cette oeuvre (voir ci-dessous).

Notation moyenne de ce livre : (18 livres correspondant à cette oeuvre ont été notés)

Mots-clés associés à cette oeuvre :

[Tex Special. 32, Il magnifico fuorilegge | Gianluigi Bo...]
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Franz



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Posté: Mer 11 Oct 2017 13:47
MessageSujet du message: [Tex Special. 32, Il magnifico fuorilegge | Gianluigi Bo...]
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Le hors-la-loi magnifique
Dans les canyons arides de l’Arizona, Tex Willer est poursuivi par une bande cornaquée par Taggart, bien décidée à l’occire séance tenante. Willer, dans sa jeunesse, n’est pas encore devenu ranger et frise la délinquance. Il est pourtant injustement accusé d’avoir soustrait un magot d’or et il va œuvrer pour que justice lui soit rendue.
Mauro Boselli est un scénariste avisé et il découpe son récit en orientant précisément le travail du dessinateur. Son histoire d’amitié sur fond de rivalité est néanmoins très conventionnelle. La réussite de cet album somptueux réside donc essentiellement dans l’extraordinaire talent de Stefano Andreucci. Aucun dessin ne peut être pris en défaut. Tout est d’aplomb malgré la multiplicité et l’audace des cadrages. Le duel final est une orchestration graphique digne d’un grand western filmé. L’enchantement visuel est constant. Le tome 32 de la série Tex Spécial demeure une merveille qui s’enchâsse dans le droit fil du volume réalisé par Breccia l’an passé.
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Franz



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Posté: Mer 07 Sep 2016 20:04
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Capitan Jack
Au sud de l’Oregon, sur leurs territoires ancestraux, les Modocs mettent à feu et à sang les ranchs isolés ou bien règlent les comptes d’aventuriers mal intentionnés. Plusieurs meneurs d’hommes sont réunis sous les ordres de Capitan Jack, un chef charismatique, courageux et fin stratège. L’un d’eux, Hooker Jim, avec ses guerriers, détruit une ferme occupée par la famille Foster dont le grand-père est un ranger retraité, ami et sauveur de Tex Willer en d’autres temps. Tex jure sur le lit de mort de son ami de venger le massacre gratuit de sa famille et s’engage dans la lutte contre les Modocs réfugiés dans les plateaux volcaniques de Lava Beds.
Tito Faraci a conçu une histoire captivante qu’il fait évoluer avec finesse, souplesse, inexorablement, jusqu’à l’inévitable et extraordinaire confrontation entre Tex Willer et Capitan Jack. Rien n’est couru d’avance et les rebondissements sont surprenants. Les deux hommes se jaugent, s’apprécient et luttent avec acharnement. Les personnages secondaires sont étonnants et inoubliables à l’image de Winema, la femme indienne violée ou du sergent Morrison désobéissant aux ordres, tous deux dignes et volontaires. La nature joue aussi un rôle conséquent avec ses paysages âpres, arides, tourmentés des badlands. Le découpage du récit le rend immédiatement captivant. Dès les premières pages, le lecteur oscille dans ses interprétations. A qui appartient l’œil scrutant à travers les frondaisons ? Est-ce le regard d’un animal, d’un enfant, d’un tueur embusqué ? Les scènes s’ensuivent et s’enchâssent avec brio : la rixe dans le saloon, le règlement de comptes dans la clairière, la nuit, l’évocation du passé de Tex, etc. Tout est d’une force suggestive incroyable. La tension permanente qui en résulte fait songer à un des sommets de la série : « Patagonia » (2010) de Boselli et Frisenda. Pourtant, la sidération provient du dessin d’Enrique Breccia. Le dessinateur argentin n’hésite pas à s’éloigner des représentations canoniques des héros. Il les incarne et leur densité les rend presque tangibles. Tex semble taillé dans le roc. Son visage granitique n’en exprime pas moins une large palette d’émotions. Certains dessins sont d’une beauté formelle à couper le souffle (p. 64, par exemple, lorsque les rangers s’éloignent à cheval du fort). La mise en page est d’une grande classe, les visages en gros plan d’une terrible expressivité. Enrique est le fils du grand dessinateur Alberto Breccia (1919-1993), maître des clairs-obscurs. En s’attelant au personnage mythique des éditions Bonelli, Enrique Breccia a sublimé un héros de papier pour l’inscrire au panthéon des œuvres majeures du 9e art.
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Franz



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Posté: Mer 04 Nov 2015 10:39
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Les assassins.
A Vulture City, en Arizona, un rendez-vous dans une chambre du Palace Hotel entre un justicier et des assassins professionnels vire au carnage. Dans un ranch, au Nouveau-Mexique, Kit Willer et Tiger Jack dorment dans la grange quand une bande de tueurs patentés apparaissent dans la nuit et exterminent froidement les occupants de la ferme. Bien que les deux amis ripostent, ils sont rapidement neutralisés. Kit est abattu dans le dos et Tiger pendu. Apprenant la sinistre nouvelle, Tex Willer et Kit Carson remontent les pistes avec une rage contenue et une détermination farouche mais les « régulateurs » appartiennent à une organisation secrète bien structurée. La partie va être rude et plus compliquée que prévue d’autant que le mystérieux justicier interfère dans l’enquête menée colts brûlants et cœurs battants.
L’aventure de Tex Willer est particulièrement prenante au regard de l’entrée en matière, trépidante, surprenante et létale. Les régulateurs préfigurent les organisations criminelles modernes avec un chef intransigeant, anonyme, quelconque, redoutable. Boydon (anagramme de Nobody) est aussi insaisissable que déterminé dans son business lucratif. Les assassins semblent pulluler. Un des leaders, nanti du faciès de Lee Van Cleef (l’acteur américain coutumier des westerns spaghetti) s’avère précis, retors et professionnel jusqu’au bout. Alfonso Font est un grand dessinateur même s’il semble bâcler parfois les visages. Il excelle à rendre les atmosphères de pénombre, jouant idéalement avec les clairs-obscurs. Edité par SEMIC en français (2003), aujourd’hui épuisé, « Les assassins » de Mauro Boselli et Alfonso Font est toujours disponible en italien chez Bonelli Editore. Heureux lecteur transalpin qui peut à tout moment se constituer une collection complète du mythique ranger de papier car les numéros épuisés sont réimprimés à l’instar de « Gli assassini », paru en juillet 1998, bénéficiant d’un nouveau tirage en 2010, à un prix accessible, 6,50 € quand l’édition française en 2003 vendait ce titre à 15.00 € ! La difficulté à pérenniser le marché des fumettis en France demeure mystérieuse alors que les ventes mondiales de Tex Willer dépassent les 500 millions d’exemplaires et que la série s’écoule à 600 000 exemplaires chaque mois en Italie. Bien que le prix reste un frein notable au décollage des ventes françaises, il n’explique pas tout. Quoi qu’il en soit, le lecteur français potentiel passe à côté d’un rare plaisir, renouvelable à l’envi.
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Franz



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Posté: Dim 25 Oct 2015 13:34
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Tempête sur Galveston
Au sud du Texas, dans la plantation de coton du colonel Woodlord, les Noirs sont traités en esclaves et s’ils tentent de s’enfuir, la punition infligée est redoutable. Elias, après son évasion ratée, va être battu en public et laissé sans soin, au bord de la mort. Woodlord manie le fouet en connaisseur et s’impose en despote mais ses affaires ne sont plus aussi florissantes car la concurrence est elle aussi sans pitié. Aux abois financièrement, Woodlord cherche une sortie convenable ne remettant pas en cause son train de vie de parvenu. Il a vent d’un trésor enfoui dans le désert. Le plan aurait été dessiné au dos d’un jeu de cartes par le célèbre joueur de poker Jack Hood aujourd’hui décédé. Gamblin’Jack a légué ses cartes au trésor à sa fille Eleanor, tenancière d’un saloon à Galveston mais celle-ci l’ignorait jusqu’à ce que Woodlord dépêche des assassins afin de lui soutirer les fameuses cartes à jouer. Arrivés en ville pour livrer un malfrat au shérif, Tex Willer et Kit Carson découvrent l’ampleur du traquenard et décident de s’immiscer dans la partie mortelle qui se joue. Un ouragan se prépare dans un ciel plombé.
L’aventure annuelle du Tex Spécial en 240 pages grand format est à nouveau un grand plaisir de lecture. Pasquale Ruju déroule un scénario implacable et nuancé que Massimo Rotundo met superbement en image. Les affrontements entre les hommes sont particulièrement bien rendus. Woodlord est un ogre redoutable, d’une taille et d’une force étonnantes. Jamais il ne se défile face à l’obstacle, sûr de lui et capable de jauger son ennemi sans faillir. Même après le passage de l’ouragan, les dernières pages de l'album révèlent encore des surprises, jusqu’à la dernière case.
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[Tex. Speciale n° 29, L'orda del tramonto | Gianluigi B...]
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Franz



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Posté: Jeu 09 Avr 2015 21:30
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La horde du crépuscule
Au début de l’automne, dans l’Arizona semi-désertique, à la baisse du jour, un convoi de fermiers est massacré par une bande de tueurs que mène d’une main armée d’un sabre tranchant le cruel, colossal et spectral Vladar chaussé de lunettes rondes cerclées de fer. Recueillant un survivant hébété chargé de colporter aux autres pionniers la terreur qu’il a subie, les rangers Tex Willer et Kit Carson décident de retrouver les sinistres meurtriers. Sur la piste de Vladar, ils débouchent sur les terres de Florian, un aristocrate bulgare voulant reconstruire un passé qu’il estime glorieux dans les terres vierges américaines. Il fait bâtir un château aux allures médiévales et invite les rangers à festoyer puis dormir en sa demeure. Florian connaît Vladar et souhaite apparemment mettre fin aux exactions du tueur sanguinaire. Tex et Kit demeurent néanmoins sur leurs gardes. Bien leur en prend car les confrontations avec Vladar à la nuit tombée sont périlleuses, le géant bulgare semblant invulnérable.
Dès que Pasquale Ruju réalise un scénario, il le fait avancer aux franges du fantastique. Vladar, nyctalope, a des allures de vampire, saignant ses victimes avec son sabre, empalant leurs têtes sur des piques. Gigantesque, doué d’une force prodigieuse, il semble invincible. Florian, sous des airs patelins, aristocrate déchu de la Mitteleuropa, joue sa partition personnelle. Quels liens entretient-il avec Vladar ? Chevauchée crépusculaire, expéditions nocturnes, le récit s’égrène comme un chapelet de gousses d’ail, fort en bouche et entêtant. Le vrai bonheur de lecture réside néanmoins dans le graphisme expressif et stylé du dessinateur italien Corrado Roi, travaillant aux éditions Bonelli depuis 1986 (« Mister No », « Martin Mystère », « Dylan Dog », etc.). Jamais pris en défaut, le dessin est un enchantement constant. Inédit en France, le 29e Tex annuel est une nouvelle source d'émerveillement sortie des écuries Bonelli en 2014.
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[Tex. Speciale n° 21, Il profeta hualpai | Gianluigi Bon...]
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Franz



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Posté: Dim 29 Mar 2015 21:02
MessageSujet du message: [Tex. Speciale n° 21, Il profeta hualpai | Gianluigi Bon...]
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Manitary, jeune homme mystique au visage scarifié, vit en ermite et a des visions. L’une d’elle prévoit une éclipse solaire et la prémonition révélée fait forte impression sur les Indiens Hualpais. Manitary devient un leader religieux, fédérant les tribus et les galvanisant contre l’envahisseur blanc. Un important convoi de fusils transitant par le fleuve doit armer les rebelles hualpais. Le colonel Clifton de Fort Sheller fait appel à Tex Willer et à ses compagnons pour essayer de juguler la révolte indienne. Les escarmouches et les embuscades sont souvent en faveur des Hualpais. Rapidement, Tiger Jack tombe aux mains ennemies et Tex ne peut secourir son ami navajo. Entretemps, Kit Carson et Kit Willer essaient d’arraisonner le bateau des trafiquants d’armes.
Relire ce chef-d’œuvre en grand format (albo speciale annuale n° 21) en langue italienne permet d’admirer le graphisme exceptionnel de Corrado Mastantuono. La version française fait la moitié du format originel. Autant dire qu’il faut une loupe pour savourer le travail fouillé sur les paysages. Le dessinateur transalpin sait réduire les visages à quelques traits particulièrement expressifs. L’émerveillement du lecteur est tous azimuts, dans le découpage, les cadrages avec des plongées et contre-plongées saisissantes, un relief magnifié par un jeu savant d’ombres et de lumières. Pourtant, Mastantuono reconnaît l’énorme difficulté « de poser un crayon sur un tel monolithe de la bande dessinée italienne » mais il y réussit comme nul autre. L’histoire des meneurs mystiques amérindiens est d’autant plus émouvante qu’elle correspond aux ultimes sursauts d’une nation spoliée et cantonnée dans la misère face à une oppression aveugle et une avancée inexorable des Blancs dévorant tout sur son passage. On ne peut oublier le visage de Manitary dans les dernières cases de l’album. Il incarne probablement l’aventure spirituelle réelle de Noch-ay-del-Klinne, le « prophète du désert ». Il est impossible d’effacer de la mémoire une telle aventure après l’avoir lue et relue avec un plaisir renouvelé.
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[Tex Speciale. 27, La cavalcata del morto | Gianluigi Bo...]
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Franz



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Posté: Mer 04 Fév 2015 18:41
MessageSujet du message: [Tex Speciale. 27, La cavalcata del morto | Gianluigi Bo...]
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La chevauchée du spectre entretient les histoires que les cowboys se racontent avec effroi et jubilation la nuit, dans le désert, autour d’un feu, lors du bivouac. Quatre rangers légendaires de la frontière, Ben Horne, Manuel Flores, Creed Tyler et Will « Big Foot » Wallace traquent une bande sanguinaire de pilleurs comancheros. Ils la déciment et acculent leur chef, Arturo Videla. Ils l’abattent sans se soucier de la malédiction qu’il leur lance. Sans sépulture, il errera sans répit dans le désert, cherchant sans fin à se venger. « Big Foot » a l’idée de décapiter le cadavre, de le fixer sur son cheval et de le lancer dans une cavalcade nocturne afin d’effrayer les Comanches. Depuis, la légende du mort sans tête court dans les esprits. Tout ne pourrait être que racontars et affabulations si vingt années après, Ben Horne n’était assassiné par le fantôme de Videla. Pour El Morisco, spécialiste des magies égyptienne et aztèque, l’ami mexicain de Tex Willer et de Kit Carson, les apparitions macabres précédées d’un sinistre sifflement de flûte sont l’œuvre d’une secte aztèque de « Résurrectionnistes ». El Morisco fait appel aux rangers car la psychose gagne les pueblos avoisinants et les meurtres continuent. Qui manipule qui et dans quel intérêt ?
Le fantastique baigne la 27e livraison du Tex annuel datée de juin 2012 encore inédite en France. De multiples scènes nocturnes composent un récit limpide et bien mené amenant naturellement, avec fluidité, en croisant plusieurs trajectoires, à une conclusion logique. Le grand format permet d’apprécier le graphisme élégant de Fabio Civitelli. Dessinateur italien né en 1955, Fabio Civitelli œuvre sur les aventures de Tex Willer chez Bonelli Editore depuis 1984, autant dire qu’il est devenu un vétéran des écuries Bonelli. Il excelle à restituer des ambiances inquiétantes en jouant avec les aplats noirs et les moirures dues à l’usage de pointillés denses. Les scènes nocturnes en clair-obscur sont toujours d’une totale lisibilité car son trait est précis et les hachures régulières soulignent finement les visages. On peut sentir les ombres tutélaires de grands dessinateurs tels John Buscema ou Alex Raymond. Comme les vachers des zones semi-désertiques du Texas, le lecteur ne peut que jubiler en se glissant confortablement, page après page, dans une histoire prenante et rendue d’une main de maître.
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[Tex Speciale. 26, Le iene di Lamont | Gianluigi Bonelli...]
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Franz



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Posté: Sam 27 Déc 2014 20:52
MessageSujet du message: [Tex Speciale. 26, Le iene di Lamont | Gianluigi Bonelli...]
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Lamont, bourgade du Montana desservie par le train à vapeur, voit débarquer la jeune et belle Katie Evans, de retour au Ranch « T » après la mort de son père. Entretemps, la séduisante Vera Cain, ex infirmière et femme du padre, a pris possession des biens de Katie, héritière putative. Déshéritée et molestée par Billy, un garçon de ferme, avec la bénédiction tacite de Vera, Katie trouve du réconfort et du soutien auprès du contremaître Martin Elder, père de substitution puis se réfugie chez des amis à Lamont. Arrivés en ville, Tex Willer, son fils et ses deux compagnons, Kit Carson et Tiger Jack, à la recherche de deux dangereux bandits, retrouvent Martin Elder, une ancienne connaissance. Martin trace à grands traits la situation au ranch « T ». Les rangers décident de prendre la défense de Katie d’autant que les malfrats recherchés, Hogan et Rucker, travaillent au ranch.
Le Tex Spécial de l’année 2011 laisse de côté les duels, les attaques indiennes et autres morceaux de bravoure traditionnels pour se centrer sur une machination de spoliation d’héritage sur fond d’amours bafoués. Le quatuor mené par Tex est souvent vu, marchant côte à côte, se déplaçant d’un lieu à l’autre, discutant, enquêtant, démaillotant l’imbroglio juridique à mesure de leur progression. Une belle rixe en introduction, au restaurant, à l’heure du dessert, pour une querelle avec un patron raciste, une fusillade quelque peu avortée sur la fin, le récit met en porte-à-faux les poncifs du genre et il n’en est que plus appréciable. Le graphisme du dessinateur argentin Ernesto Rudesindo Garcia Seijas (E.R.G.S.) est remarquable de précision et d’élégance. Il est superbe de bout en bout. Son trait expressif donne chair et vie aux personnages. Le lecteur déguste chaque image, s’attardant sur les expressions des visages avec l’envie de partager un steak, des patates et une pinte de bière en si mythique compagnie.
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[Tex Speciale. 18, I pionieri | Gianluigi Bonelli ; Aure...]
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Franz



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Posté: Dim 30 Nov 2014 18:20
MessageSujet du message: [Tex Speciale. 18, I pionieri | Gianluigi Bonelli ; Aure...]
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Dans l’Arizona aride et désertique, Tiger Jack s’introduit dans le trading post tenu par des bandits liés à des trafiquants d’armes. Dans l’échauffourée qui s’ensuit, Tex Willer et Kit Carson, en embuscade, arrivent prêter main forte à leur compagnon. Si l’arrière-garde des desperados est rapidement neutralisée, le chef et ses principaux acolytes, des comancheros, caracolent encore. Ils ont fourni en winchesters neuves les Indiens Païutes. Les caravanes de colons traversant leurs territoires dans la région de l’Oregon ont à craindre des attaques indiennes. C’est le cas du convoi mené par Joe Starbuck, un ami des rangers.
Le Tex spécial à parution annuelle publié en juin 2013 est inédit en France. Imprimé en noir & blanc, de grand format, il permet d’apprécier le superbe graphisme d’Andrea Venturi. « Les Pionniers » racontent l’épopée des colons vers l’ouest, à la recherche de nouveaux territoires où s’implanter. La traversée des terres indiennes reste hasardeuse et dangereuse d’autant que la Païutes ont été armés de redoutables winchesters. Le scénariste Mauro Boselli a corsé le récit en y mêlant une recherche et une quête identitaires car un couple espère retrouver leur fils enlevé par les Indiens des années auparavant et probablement éduqué par eux. Parmi les guerriers de Corbeau Rouge se trouve peut-être le fils Wilkins ? L’autre originalité consiste à avoir intégré parmi les colons le chef des trafiquants d’armes, l’opportuniste et déterminé Lockhart. Les attaques se succèdent et le sort de la caravane ne tiendra qu’à un coup de poker. Sans temps mort, jouant des cadrages et des mises en page, le dessinateur transalpin dynamise l’histoire et lui insuffle une véracité étonnante. Les treize pages préliminaires présentent les auteurs et le thème. On peut y admirer des illustrations de Venturi à travers différents personnages qu’il a fait vivre (Magico Vento, Dylan Dog, etc.). Une nouvelle fois, le lecteur francophone ne peut que s’émerveiller face à la pépinière des artistes italiens bien peu connus dans l’hexagone.
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[Tex. Spécial n° 9, La vallée de la terreur | Gianluigi ...]
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Franz



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Posté: Mer 12 Mar 2014 16:09
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Le chef de la police de San Francisco Tom Devlin demande aux rangers Tex Willer et Kit Carson d’enquêter sur des meurtres demeurés impunis et commis par la secte des vengeurs qui terrorise la population locale. Ils partent à la rencontre du docteur Ulrich Winckelried, beau-fils de John Sutter, l’aventurier suisse que la ruée vers l’or a ruiné en le dépossédant de ses terres. Mina pense que son père John Sutter commandite tous les crimes perpétrés contre des propriétaires miniers mais le vieil homme ne quitte quasiment jamais son domaine fortifié de Sutter’s Rest. Rapidement confrontés à des membres fanatiques de la secte qui attentent à leur vie, les rangers sont mis sur la piste du sourcilleux et inflexible Lucas Bonner. May Ling, personnel dévoué de John Sutter trame dans l’ombre.
Mêlant la fiction à l’histoire, le scénariste a imaginé un récit trépidant que les frustrations et les ambitions d’une famille déchue enveniment à outrance. Afin de retrouver leur lustre d’antan, les Sutter seraient prêts à tout avec l’aide des vengeurs intransigeants. Le dessinateur Magnus s’est habilement glissé dans les codes du genre et a respecté le cahier des charges. Il s’est immergé dans l’histoire, reproduisant les moindres détails du décor, feuille à feuille, pierre à pierre tout en conservant une totale lisibilité. Les habituels aplats noirs de Magnus cèdent le terrain à un superbe jeu de hachures d’une grande finesse. Il aura fallu à l’auteur transalpin pas moins de sept années pour venir à bout de son Tex. Roberto Raviola alias Magnus s’est éteint dans la foulée. Il en aura été de même pour Guido Buzzelli mettant le point final à son Tex et disparaissant ensuite. Le héros de papier imaginé dès 1948 par Bonelli et Galleppini a la peau (de papier) plus dure que ses auteurs de chair.
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[Tex. Spécial N° 7, Le pueblo perdu | Gianluigi Bonelli ...]
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Franz



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Posté: Sam 19 Oct 2013 16:01
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Un raid sauvage et meurtrier est perpétré dans une réserve indienne proche de la frontière mexicaine chez les Indiens Papago. Le sorcier Tumako et sa petite-fille Malapay sont enlevés. Les deux rangers Tex Willer et Kit Carson sont mis sur l’affaire dès le lendemain. Le mobile de l’enlèvement resterait indéchiffrable si le « babouin » au bureau des affaires indiennes n’aiguillait le duo sur la piste du professeur Montoya. L’érudit s’est entretenu avec la vieux chaman Tumako au sujet d’une carte mentionnant le pueblo perdu bâti jadis avec l’aide des franciscains espagnols et recelant les trésors d’époque. La convoitise met en appétit nombre de vauriens dont le riche rancher Stanley Jackson ceint de ses sbires à la solde. Montoya, trahi par son ancien aide Rochas, guidé par Shepard, nervi du sinistre Stanley est mené par le bout du nez. Il met malgré lui sur la voie du pueblo perdu la bande à Stanley. Si Tex et Kit arrivent toujours in extremis, ils n’arrivent jamais à éviter le pire, la mort des innocents et l’effondrement des cités antiques sous le poids des cupidités.
Course-poursuite en plein air dans les vastes étendues arides du Sonora, l’histoire linéaire et classique inventée par l’infatigable Claudio Nizzi se lit d’une traite, sans faillir. L’action ne faiblit jamais. Les galops, les pétarades et les poings volent. Le mystère du pueblo perdu est bien entretenu jusqu’à l’effondrement du mythe cerné de maléfices. Giovanni Ticci électrise le récit avec un dessin en perpétuel mouvement et un cadrage dynamique. Au début, on pourrait regretter que le trait vif de Ticci n’arrive pas à bien fixer l’expression des visages mais rapidement l’osmose opère, l’écriture et le graphisme composant une partition idéale propre à soulever les poussières du Sonora et à remuer les fantômes du passé.
Les pages préliminaires de l’édition Prestige sont très intéressantes à travers un entretien avec le dessinateur, ses goûts et ses couleurs ainsi qu’une page d’histoire concernant les Anasazis (les « Antiques », en navajo), civilisation bâtisseuse de cités suspendues au bord du vide, à l’exemple de Cliff Palace, merveille troglodytique inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco ainsi que les 4 400 sites répertoriés dans le parc national de Mesa Verde, au sud-ouest de l’Etat du Colorado.
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[Tex. Spécial N° 7, Le soldat comanche | Gianluigi Bonel...]
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Franz



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Posté: Dim 08 Sep 2013 17:38
MessageSujet du message: [Tex. Spécial N° 7, Le soldat comanche | Gianluigi Bonel...]
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La fin de l’été, dans les monts Te-en-ta, pour les deux rangers Tex Willer et Kit Carson, pourrait être bucolique, fraîche et reposante : d’authentiques vacances pour les deux pistards aux Stetson poussiéreux. Une chute dans un lac réfrigérant et un puma occis plus tard, les partners écourtent leur escapade car des signaux de fumée apprennent à Tex qu’une visite l’attend à son village navajo. Le sergent Charlie Brickford vient solliciter l’aide du ranger car son fils adoptif, un bébé comanche recueilli dans un village dévasté dans une guerre intertribale par des Apaches et devenu depuis soldat à Fort Stanton, Charlie Kid a maille à partir avec la justice. Il s’est enfui avec Lizabeth, la fille du colonel Connelly, promise au lieutenant George Allister. Lizabeth semblait amoureuse du jeune soldat indien mais elle est retrouvée égorgée et poignardée avec Charlie Kid assommée à ses côtés. Le colonel découvrant sa fille ainsi est accablé de douleur et de chagrin. Il ne fait aucun doute que le jeune Comanche est coupable. Dégradé, jugé à être pendu par la cour martiale, Charlie s’enfuit avec l’aide de son père adoptif. Les chasseurs de primes sont à ses trousses. Tex et Kit vont mener l’enquête afin d’innocenter Charlie Kid mais les pistes sont rares et confuses. Qui pouvait avoir intérêt à tuer la belle Lizabeth et dans quel but ?
« Le soldat comanche » est une histoire prenante d’emblée et l’étonnant dessin réaliste d’Aldo Capitanio séduit immédiatement. Le luxe des détails ne nuit jamais à la compréhension des images car les cadrages et la position des personnages clarifient toujours la lecture. L’édition grand format permet de s’immerger dans le dessin et de chevaucher de concert avec les justiciers. Qui mordra la poussière ? La mort de Lizabeth a déjà laissé un goût de cendre en bouche. Le colonel Connelly en sait quelque chose.
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[Tex. Spécial N° 5, Flammes sur l’Arizona | Gianluigi Bo...]
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Franz



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Posté: Ven 10 Mai 2013 21:53
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« Tabula rasa ! » ordonne le sinistre Dan Latimer à sa troupe de Mexicains prête à massacrer un village d’Apaches Jicarillas au petit jour. In extremis, l’alerte est donnée. Les Indiens sortent des tentes, armés et prêts à se sacrifier face à la horde barbare déferlante afin que leurs femmes, enfants et les vieillards traversent le rio pour se mettre à l’abri. Tex Willer et Kit Carson entendent les coups de feu et se précipitent. Toutes leurs balles font mouche. Le raid meurtrier est repoussé. Les rangers veulent éviter de nouvelles guerres indiennes d’autant que le général Crook a été dépêché en Arizona afin de mettre un terme aux velléités d’indépendance des Apaches, Geronimo et Delgado en tête. Tex n’est pas dupe du devenir des Apaches en guerre. Ils seront pourchassés sans répit jusqu’à leur mort. Derrière le larbin Latimer, les notables de Tucson tirent les ficelles. Ils souhaitent fomenter la rébellion des Indiens afin que l’armée les éradique définitivement et que leurs dernières parcelles de terre chichement accordées leur reviennent. Toutefois, le gouvernement américain ne souhaite pas encore déclencher les hostilités et un émissaire, John Adams, est envoyé sur place afin de parlementer avec le chef de guerre Delgado. Il doit être appuyé par les deux rangers amis respectés des Navajos. Un plan machiavélique est orchestré dans l’ombre par les sinistres pontes de Tucson. Soudoyé, l’Apache renégat Ojo Blanco va poignarder à mort John Adams. Delgado qui avait accepté d’accompagner Tex pour une rencontre avec l’émissaire de la paix tombe dans un traquenard. L’opération prend une bien vilaine tournure et les deux amis, Tex et Kit, auront toutes les peines du monde à éviter un conflit meurtrier pour les Apaches.
Proche de la vérité historique, l’histoire est passionnante mais éprouvante à suivre car les massacres d’innocents, sous toute latitude et à toute époque, restent définitivement insupportables. Il faut noter que si les exécutants sont punis, les commanditaires ne seront à aucun moment soupçonnés et poursuivis en conséquence. L’hydre demeure dans l’ombre. Sa force est ainsi décuplée. Elle agira sans répit jusqu’à ce qu’elle obtienne satisfaction. Enfin, c’est un bonheur de voir le superbe travail de Victor de la Fuente, puissant et expressif, dynamique et inventif, un constant régal visuel.
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[Tex. Spécial N° 6, La grande attaque | Gianluigi Bonell...]
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Franz



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Posté: Mer 08 Mai 2013 15:26
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Un train de nuit traverse les étendues désertiques entre le Nouveau-Mexique et l’Arizona avec Tex Willer et Kit Carson à bord ainsi qu’un détachement de soldats accompagnant une caisse blindée. Le magot en circulation attise les convoitises d’une bande de malfaiteurs dirigée par Linch Weiss. Ils vont désolidariser le wagon postal du train et faire main-basse sur des sacs pleins de boulons. Les hors-la-loi sont hors d’eux mais ils se font immédiatement à leur déconvenue sans pour autant s’en prendre à l’organisateur de l’opération, Weiss. La bande se sépare mais un des malfrats, Dude Johnson, soupçonne Weiss d’avoir fomenté un coup tordu. Il le suit à distance mais il n’est pas le seul à remonter le sillage du requin des profondeurs. Tex et Kit sont aussi sur la piste et ne tiennent pas à lâcher le morceau sans avoir fait tomber les coupables. Entre les bandits qui se font justice entre eux et sont à la recherche d’un hypothétique butin de cent mille dollars or que Weiss aurait subtilisé, entre les échauffourées avec les deux rangers, les hommes mordent la poussière. La longue poursuite se terminera dans le train pour Denver. Plus fort que James avant l’heure, Tex, d’un bond bien ajusté, atterrira sur le toit du train mais laissera ses proies s’enfuir, impuissant à stopper leur envolée et leur chute.
Belle chevauchée ferroviaire sur les terres arides du désert américain et remarquable machination pour faire main-basse sur la paye des soldats ! Le marionnettiste n’est pas celui qu’on croit et l’histoire à la Bonny & Clyde a un goût amer. Linch Weiss n’est pas un enfant de chœur mais sa chute est particulièrement rude. L’histoire ne souffre d’aucun temps mort et le dessin magistral de Jose Ortiz magnifie l’ensemble. L’édition Prestige grand format lui rend enfin hommage. Ses trognes magnifiquement croquées, ses paysages noyés d’ombres ou plombés de soleil, ses cadrages réussis et sa mise en page vivante sont l’expression d’un artiste exceptionnel. Seul le titre traduit en français, « La grande attaque » ne correspond à rien. Le titre originel italien est « La grande rapina » et devrait se traduire autrement. Il ne s’agit pas d’un casse mais d’une course-poursuite de larrons en foirade avec une cassette qui passe de main en main, parfois emplie de boulons, parfois chargée d’or.
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[Tex. Spécial N° 4, Pluie de plombs | Gianluigi Bonelli ...]
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Franz



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Posté: Mer 13 Fév 2013 14:45
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La mort d’un cheval boiteux peut être une bonne excuse pour se rapprocher de la ville la plus proche, Serenity, dans les Montagnes rocheuses, afin d’y dénicher une nouvelle monture d’autant que s’y trouve le shérif Otis Benson, ami de longue date des deux partners, Tex Willer et Kit Carson. Le bled de Serenity devrait être tranquille mais alors que les rangers s’y dirigent, la prison du shérif est assiégée par les hommes de main de Morgan Slattery. Ils veulent pendre le détenu sans autre forme de procès car il a eu la malencontreuse intuition, en état de légitime défense, d’abattre un des nervis du maître de la région. Otis Benson est donc seul contre tous afin d’éviter un lynchage et une pendaison. Slattery en personne vient sommer le vieil homme de lui remettre son prisonnier. Face au mutisme de l’homme de loi, il demande à son adjoint Coburn de lancer un bâton de dynamite qui explosera en vol car Tex en a décidé ainsi d’une balle bien sentie. Le ranger s’interpose. Slattery ne peut pas perdre la face devant ses hommes et les villageois qu’il tient sous sa botte. En dépit de la diplomatie et de la ruse de Tex, l’affrontement final est inévitable.
Contrairement au premier coup d’œil jeté sur l’album, l’histoire est bien menée et le dessin quelque peu dissuasif au départ, peut-être dû aux hachures et aux aplats trop grossiers, parfois négligemment jetés sur les visages, se révèle efficace à la longue. On s’amuse des attitudes et des réparties, des stéréotypes et des trouvailles. Il s’agit d’un western essentiellement urbain avec une unité de temps, de lieu et d’action comme une antique tragédie. Tex est impérial et Kit est majestueux en second couteau plein de savoir-faire.
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[Tex. Spécial N° 3, Le signe du serpent | Gianluigi Bone...]
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Franz



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Posté: Dim 03 Fév 2013 19:36
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Des tuniques bleues remontent une piste dans le no man’s land semi désertique entre l’Arizona et le Mexique. Ils cherchent des hors-la-loi évanouis dans la nature. A l’entrée d’un canyon lugubre, ils hésitent sur la marche à suivre d’autant plus que des serpents à deux têtes sculptés sur les roches bornent l’entrée de l’étroit passage. Le sergent tient fermement son peloton prompt à se défiler. Au débouché, un ancien monastère en ruine apparaît sur un piton au loin. Pronostiquant un repaire de canailles, le sergent aiguillonne sa petite troupe mais une multitude de crotales surgissent puis mordent chevaux et hommes. Le soldat Morison arrive à s’extraire du nid de serpents. Mordu, il se saigne, gagne un sursis et arrive à rejoindre un autre détachement qui campe dans les environs. Il agonise mais révèle la découverte du monastère et le danger mortel alentour. Tex Willer et Kit Carson vont être dépêchés à Fort Huachuca puis dans le secteur maudit afin de tirer l’affaire au clair. Lotero, un aventurier avide, chef de la bande de Mexicains recherchée pour ses rapines, soutient le travail obstiné de Sebastian, versé dans l’alchimie et la transmutation du métal en or.
Le scénario de Claudio Nizzi fleure bon les imprimés d’antan quand les petits formats, à des prix modiques, inondaient les kiosques à journaux. Tex Willer et Kit Carson nagent dans le fantastique avec cette histoire d’alchimie mais cela ne nuit en rien à la cohérence de l’aventure. Là où le bât blesse se situe au niveau du dessin bâclé du père de Tex, Aurelio Galleppini, en personne. Une édition en format réduit aurait amplement suffi et l’édition Prestige grand format ne fait que ressortir et amplifier les défauts patents d’un dessinateur taillant à la serpe visages et paysages. Il faut bien se rendre à l’évidence que l’éditeur n’a aucun goût pour la peinture quand il imprime en petit format un des chefs-d’œuvre de la saga, Le prophète Hualpaï de Corrado Mastantuono alors qu’il conviendrait de réduire ce présent volume mais il ne faut pas bouder son plaisir, lire Tex Willer, c’est prendre son temps et cheminer de concert avec des amis sur le sentier de la justice. Gare aux malfrats et vive les héros !
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[Tex. Spécial n° 1, Tex Il Grande ! | Gianluigi Bonelli ...]
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Franz



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Posté: Jeu 14 Juin 2012 17:45
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Les deux frères Patterson ont décidé de faire main-basse sur les concessions environnant leur prospère exploitation de bois. Tout est bon pour impressionner et faire céder les petits propriétaires. Pourtant, l’honnête Thompson, sa fille Jane et leur fidèle employé, le bûcheron colosse Pat Mac Ryan résistent encore et toujours à la voracité des Patterson. Trois morts apparemment accidentelles mais clairement signées par les sbires à la solde des frères ont fait fuir l’équipe des bûcherons de Thompson. Ce dernier est acculé par les dettes et craint pour la vie de Jane alors que des coups de feu criblent leur maison isolée dans les bois. Maintenant réfugiés en ville tous les trois, Pat a l’idée de rédiger une lettre à destination de ses amis rangers, le grand Tex et le non moins éminent Kit Carson. Max Patterson, bilieux et sanguin, dépêche auprès de Thompson le cauteleux avocat Kaufman qui va essayer de manœuvrer afin de réaliser la vente à l’avantage de son patron mais l’arrivée inopinée des rangers l’envoie directement au tapis, un poing dans sa vilaine bobine pour solde de tout compte. Patterson n’en reste pas là et s’adresse à un tueur à gages, Gentry qui s’en va armer une bande de malfrats. Pétarade et sarabande s’ensuivent. Face à la résistance opposée, le deuxième des Patterson, Gerald, décide d’ourdir un piège en enlevant Jane et en la séquestrant dans une pièce aveugle de sa maison, derrière un mur pivotant. Tex va tenter l’impossible pour soustraire Jane des griffes du retors Patterson, empruntant des passages impensables afin de franchir les lignes ennemies. Le cauchemar va se concrétiser lorsque Tex se trouvera emmuré alors que Gerald Patterson emmènera Jane en barque pour la noyer.
L’histoire classique et tragique imaginée par Claudio Nizzi s’agrémente de passages distrayants à l'exemple de Flora, la belle réceptionniste du saloon, sollicitant le géant Mac Ryan afin de ranger la cave de son patron alors que l’armoire à glace empoigne les meubles et les pulvérise à mesure qu’il les saisit. Toutefois, la trame est sombre et pour parvenir à leurs fins, les hommes sont prêts à toutes les bassesses. Le western prend des allures de thriller quand Gerald dévoile sa face cachée, opportuniste, cynique, arriviste, meurtrier en puissance, froid et déterminé. La maison avec ses chausse-trapes pourrait être le tombeau d’une victime innocente d’un tueur en série, ici la belle Jane, là le grand Tex. Le dessin de l’immense Guido Buzzelli est extraordinaire, tout en mouvement, d’une rare expressivité dramatique, doué d’une énergie visible dans l’échevelé du trait. La mise en scène cinématographique intensifie encore les mouvements des personnages. Tex Il Grande inaugure la série des Tex Spécial en plaçant la barre haut mais le vivier des dessinateurs transalpins est tel que le pari sera relevé ensuite sans aucun faux pas.
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[Tex. Spécial N° 2, Terre sans loi | Gianluigi Bonelli ;...]
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Franz



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Posté: Lun 28 Mai 2012 11:19
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La ville de Safford est sous la coupe réglée d’un couple en dehors des règles, Paul Morrison et « sa poule mexicaine Lola Chavez » aux dires de Mac Cormick, tiré in extremis par Tex Willer et ses partners des griffes de Ganado et de ses coyoteros, des Apaches à la solde de Morrison. Tex et ses amis n’ont pas atterri pas hasard sur la baraque de Mac Cormick près de la rivière Waipa Creek. Ils cherchent à obtenir des renseignements sur les agissements des redoutables crapules de Safford mais Morrison a décidé de faire taire définitivement Mac Cormick en envoyant Ganado et sa bande. Le quatuor découvre la baraque incendiée et les Apaches mitraillant la surface de la rivière. Tex en déduit que Mac Cormick fait le poisson. Les Indiens expédiés au diable Vauvert, Mac Cormick sauvé de l’incendie, des eaux et des balles, les rangers remontent la piste en passant par le ranch de Bill Gormann, receleur de chevaux dont Morrison tire profit en sous-main. Le ménage fait, il arrive au relais de diligence tenu par Paco Chavez, frère de Lola. Là encore un sérieux nettoyage a lieu mais la ville approche et il va falloir davantage d’astuce et moins de coups de poing afin de déjouer l’embuscade tendue à la Gorge du vent par le tueur à gages Kevin Crosby escorté d’une solide bande de mercenaires. Morrison ne pourra pas toujours se défiler et l’affrontement inévitable tournera court car Lola Chavez va reprendre les rênes. Tex et ses amis seront assiégés dans le bureau du shérif et subiront une attaque à coup de bâtons de dynamite. Il leur faudrait un miracle pour sortir d’un tel pétrin alors que tous les honnêtes citadins tremblotent derrière les murs en bois de leurs maisons.
Tex a décidé d’être expéditif et attendrit à coups de poing répétés les vieilles carnes que sont les banditos afin qu’ils parlent et avouent leurs forfaits. Le shérif corrompu de Safford aura droit à un festival de directs à la mâchoire dont le dernier l’enverra choir au fond d’une cellule de sa propre prison. Paul Morrison bénéficiera d’un traitement similaire quand il fera l’étonné, l’offusqué et le faux derche face à l’intrusion des rangers chez lui : « Qui êtes-vous ?... Et que faites-vous chez moi ?! – Okay, Mister tête de bronze ! Si tu ne sais pas qui nous sommes, je vais tout de suite te remettre ma carte de visite… La voici ! » ; « Ouch ! » ; « Tum ! ». « Soyez maudits ! Je… - Tais-toi, gros lard ! ». Il est tellement prêt à dégainer ses poings que Tex propose même dans coller un dans la figure de Kit Carson si ce dernier ne lui obéit pas. C’est dire si Tex a le poing qui le démange !
L’histoire de Claudio Nizzi est linéaire et se déroule alors que la piste se remonte jusqu’à Safford. La galerie de bandits fait comme une haie d’horreur aux quatre sombres héros plombés de soleil. L’ultime méchant n’est pas nécessairement celui qu’on croit. Le dessin d’Alberto Giolitti est particulièrement bien restitué dans l’édition prestige grand format. Alors que les visages manquent parfois de symétrie, l’ensemble est remarquablement dessiné. Le tout est une nouvelle réussite qui incite toujours et encore à poursuivre la piste de poussière avec Tex et ses partners, redresseurs de torts et briseurs d’ennui.
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