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Les notes de lectures recherchées

10 livres correspondent à cette oeuvre.

Il y a actuellement 6 notes de lecture correspondant à cette oeuvre (voir ci-dessous).

Notation moyenne de ce livre : (9 livres correspondant à cette oeuvre ont été notés)

Mots-clés associés à cette oeuvre : accident, chirurgie, deuil, don d'organe, don d'organes, douleur, greffe, maladie, mort, organe, soignant, transplantation, vie

Auteur    Message
Claudine



Sexe: Sexe: Féminin
Inscrit le: 15 Nov 2007
Messages: 353
Localisation: la rochelle

Posté: Sam 10 Nov 2018 8:27
MessageSujet du message:
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Livre très bien écrit. Sans pathos, il nous fait prendre conscience de la difficulté à "livrer" le corps d'un très proche à la mèdecine en nous présentant les différents protagonistes (le jeune décédé, les parents accablés, les médecins en quête d'organes, les malades en attente d'organes...) non seulement dans la situation présente mais aussi dans leur vie "d'avant", ce qui nous les rend proches et qui nous entraîne à beaucoup d'empathie pour chacun d'entre eux. Et qui nous rappelle que ce n'est pas si facile d'avoir une opinion tranchée sur le don d'organes sans l'avoir éprouvé de près.
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Auteur    Message
Swann



Sexe: Sexe: Féminin
Inscrit le: 19 Juin 2006
Messages: 2324

Posté: Mer 28 Sep 2016 21:32
MessageSujet du message:
Commentaires : 0 >>

Cf. note de lecture sur mon blog.
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Auteur    Message
andras



Sexe: Sexe: Masculin
Inscrit le: 20 Sep 2005
Messages: 1793
Localisation: Ste Foy les Lyon (69) -- France

Posté: Dim 22 Mai 2016 16:36
MessageSujet du message:
Commentaires : 0 >>

J'ai mis du temps à me décider à lire ce livre dont le sujet me touche directement. Je l'ai d'abord approché en lisant le récit de la même auteure intitulé "A ce stade de la nuit" qui parle du naufrage d'un bateau de migrants au large de Lampedusa. Pourquoi le style d'écriture que j'avais apprécié dans "A ce stade de la nuit" m'a-t-il beaucoup moins convaincu dans "Réparer les vivants" ? Peut-être parce que le sujet me concernait plus directement et que le style de Maylis de Kerangal, très élaboré, où chaque mot semble délicatement choisi, où la construction de la phrase est sophistiquée, ce style mettait trop de distance entre moi, lecteur, et l'histoire qui nous est racontée, celle de la transplantation d'un organe vital et, partant, de la transmission de la vie. le terme qui me vient à l'esprit pour décrire ce livre est "liturgie" : l'auteure y décrit une sorte de rituel très codifié qui va de l'accueil des parents de l'accidenté jusqu'à la transplantation du coeur dans le corps du receveur, avec comme dans une messe, les petites digressions que constituent un curé qui se mouche ou un enfant de choeur qui rate une marche. Et, comme dans mes souvenirs de la liturgie catholique, il y a ici un peu trop de chichis et de simagrées, trop de maîtrise et un manque de simplicité et de spontanéité. Cela m'a empêché d'adhérer pleinement à ce livre et d'être aussi enthousiaste que beaucoup d'autres lecteurs. Toutefois c'est un livre qui a su m'intéresser de bout en bout et, comme il y a certains psaumes qui valent bien qu'on assiste à la messe, il y a aussi quelques pages de ce livre qui valent bien qu'on se plonge dans sa lecture !
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Auteur    Message
ingannmic



Sexe: Sexe: Féminin
Inscrit le: 22 Aoû 2008
Messages: 737
Localisation: Mérignac

Posté: Mer 27 Jan 2016 13:38
MessageSujet du message:
Commentaires : 0 >>

Inspirez...

... c'est du Maylis de Kérangal, une écriture qui suscite l'apnée, chaque phrase poussant la précédente, créant une sensation d'empressement, d'urgence.

Ça tombe bien, c'est justement d'urgence qu'il est question.

De retour d'une session de surf ultra matinale, la fatigue aidant, un accident provoque la mort de Simon Limbres. La mort, telle qu'elle a été redéfinie en 1968 suite aux travaux de l'infectiologue Pierre Mollaret et du neurologue Maurice Goulon, qui ont occasionné une véritable révolution en remplaçant, au centre de la question vitale, les fonctions cardiaques et respiratoires par les fonctions cérébrales. Le cerveau de Simon a subi des dégâts irréversibles, mais ses organes de jeune sportif sont quant à eux intacts : sa mort va permettre à d'autres de vivre.

La glisse sur les vagues du littoral normand, l'accident, puis l'implication, à partir de l'hospitalisation, des acteurs qui vont œuvrer à la transplantation (les parents qui donnent leur accord, les chirurgiens, infirmières et coordinateurs pris dans une course contre la montre où le rôle de chacune doit être tenu à la seconde près), sont injectés dans la puissance du flux porté par le style de l'auteure.

A l'image d'un chirurgien, justement, elle déploie une efficacité exhaustive, décortique les viscères comme les sentiments, les pensées comme les événements faisant l'objet d'une succession de métaphores, de digressions égrenées au fil de longues phrases. Paradoxalement, cette profusion, et surtout cette manière quasi méthodique de l'organiser -avec un sens précis du détail et de l'équilibre dans le rythme conféré au texte-, crée parfois une impression de froideur. Cela ne m'a pas gêné, Maylis de Kérangal ayant l'intelligence et l'habileté d'adapter fond et forme, ralentissant parfois son débit, ouvrant des temps de latence pour laisser aux émotions l'espace nécessaire à leur expression.

Un véritable tour de force, en somme, et une adéquation parfaite entre style et propos... jusqu'à la moitié du roman.

Car j'ai trouvé la deuxième partie de "Réparer les vivants" en deçà de son excellent début. La tension, justement retombée durant ce moment charnière entre l'acceptation du don par les parents de Simon et la transplantation, ne retrouve pas selon moi suffisamment de force lors de ces moments pourtant cruciaux du transport des organes, par exemple. De plus, l'auteure se perd dans quelques digressions sans réel rapport avec l'intrigue, au cours desquelles mon intérêt s'est étiolé.

Je garderai malgré tout de cette lecture un bon souvenir... certains passages sont d'une beauté terrible, à l'image du thème difficile choisi par Maylis de Kérangal, qui rend avec son texte un hommage vibrant à cette aventure extraordinaire et généreuse qu'est le don d'organes.

BOOK'ING
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[Réparer les vivants | Maylis de Kerangal]
Auteur    Message
Automnale



Sexe: Sexe: Féminin
Inscrit le: 30 Oct 2007
Messages: 576
Localisation: Montigny le bretonneux

Posté: Mar 16 Juin 2015 7:28
MessageSujet du message: [Réparer les vivants | Maylis de Kerangal]
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Bien écrit. Les 24 heures qui se déroulent de la mort de Simon à la transplantation de son coeur. Sont décrits avec précision les émotions, le vécu de la famille et de l'équipe médicale spécialisée.
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[Réparer les vivants | Maylis de Kerangal]
Auteur    Message
BlueSyrinx



Sexe: Sexe: Féminin
Inscrit le: 05 Nov 2013
Messages: 266
Localisation: Paris

Posté: Sam 15 Nov 2014 18:42
MessageSujet du message: [Réparer les vivants | Maylis de Kerangal]
Commentaires : 0 >>

Simon Limbres, 19 ans, est plongé dans le coma à l'issue d'un accident de voiture.
En état de mort cérébral, la machine médicale et la course contre la montre se mettent en place, depuis l'annonce aux parents, jusqu'à la conversation sur le don d'organes, la décision qui leur incombe, et ce qui en découle.
Ce récit autour d'un sujet très sensible, le don d'organes, présente à la fois un regard rationnel, technique et médical sur une situation terrible, et un regard personnel, celui des proches, de ceux qui restent et qui ont la responsabilité de cette décision.
Sans jugement ni caricature, le roman s'attache à dérouler chaque moment de cette tragédie, dont l'une des conséquences est de donner la chance à un autre être humain de prolonger sa vie.
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